Video

ECHO CHAMBER, NEW PERFORMANCE

EN 

An audiovisual performance in several tableaus, Echo Chamber takes its inspiration from technologies that let us probe inside the body, such as ultrasound and acupuncture, generating a sound composition in which the idea of resonance predominates. In creating a modular interface of three panels allowing multiple manipulations, Messier has determined the boundaries of the possibilities for the performance of a choreography of sound and light. He wields long needles as if they were notes from an instrument, piercing through an audio-reactive plate that sets off sound sequences. Like the ultrasound needle palpating the body to reveal what might be in its interior – a living yet invisible presence? – Messier’s performative gestures are the sources of images in which the body eventually appears, magnified as a transported shadow.


The Echo Chamber device is continually transformed during the performance: by a series of movements and position shifts, an entire scenography unfolds before our eyes. The panels increase in number; the light sources appear, disappear, multiply, and mutate. Cut-outs of light cause visual elements to materialize in response to the sound echoes, to the magnetic resonances of the body left in shadow, now turned into a shadow. The panels then become screens in which we see the body’s interior, where scintillating cells are in motion. Window to the interior, the function of the device is reversed: Messier takes us through to the other side, under the invisible skin. The interface-membrane becomes a passageway, a porous surface through which time is transposed and transforms the living matter.  


Carrier of an electric charge, the matter of the body itself is a vehicle, a vector. This is what the final sequence of EchoChamber suggests: the link between the world and the self, between the outside and the inside – remanence emanating from the echo chamber.  


CREDITS

Concept, audiovisual composition, programming and performance : Martin Messier
Hardware Design : Maxime Damecour, Robocut, Martin Messier

Technicians : Francis Vaillancourt-Martin, Gabriel Duquette, Pierre-Antoine Poirier Guay, Jean-François Piché, Alice Germain, Francis-Olivier Métras

Creative advisors  : Olivier Girouard, Thomas Payette, Patrick Lamothe, Briana Lombardo

Production : 14 lieux




FR

Performance audiovisuelle à tableaux multiples, Echo Chamber s’inspire de technologies permettant de sonder l’intérieur du corps, telle que l’échographie ou l’acuponcture, générant ainsi une composition sonore où prédomine l’idée de résonance. Par la création d’une interface modulaire à trois panneaux, dont le potentiel de manipulations est multiple, Messier a déterminé une périphérie de possibilités à l’intérieur de laquelle il performe une forme de chorégraphie lumino-sonore. À l’aide de longues aiguilles qu’il manie comme autant de notes d’un instrument, il traverse une plaque audio-réactive qui enclenche des séquences sonores. À l’image de l’aiguille échographique qui triture le corps pour y sonder son intérieur, ce qui s’y trouve peut-être – présence vivante pourtant invisible ? –, les gestes performatifs de Messier sont sources d’images où le corps éventuellement apparaît, magnifié en une ombre portée, transportée. 


Le dispositif d’Echo Chamber se transforme tout au long de la performance : par une série de mouvements et de déplacements, c’est toute une scénographie qui se déploie sous nos yeux. Les panneaux s’additionnent, les sources lumineuses apparaissent, disparaissent, se multiplient, mutent. Des découpages de lumière matérialisent des éléments visuels en réponse aux échos sonores, aux résonances magnétiques du corps laissé dans l’ombre, devenu ombre. Puis les panneaux deviennent des écrans par lesquels on peut voir l’intérieur du corps où des cellules scintillantes s’activent. Fenêtres tournées vers l’intérieur, la fonction du dispositif technologique s’inverse : Messier nous fait passer de l’autre côté, sous l’invisible de la peau. L’interface-membrane devient alors lieu de passage, surface poreuse par où le temps se transpose et transforme la matière vivante.  


Porteuse de charge électrique, la matière du corps est en soi un véhicule, un vecteur. C’est ce que suggère la séquence finale d’Echo Chamber : ce lien entre le monde et soi, entre l’extérieur et l’intérieur – rémanence émanant de la chambre d’écho.



CRÉDITS

Concept, composition audiovisuelle, programmation et performance : Martin Messier
Design technique : Maxime Damecour, Robocut, Martin Messier

Aide technique : Francis Vaillancourt-Martin, Gabriel Duquette, Pierre-Antoine Poirier Guay, Jean-François Piché, Alice Germain, Francis-Olivier Métras

Conseillés à la création : Olivier Girouard, Thomas Payette, Patrick Lamothe, Briana Lombardo

Production : 14 lieux



AGENT

La chasse galerie, Marc Langlois

mlanglois.mtl@gmail.com